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Netra

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December 08

Poemes

 Fleurs :
Rouge comme le sang qui coule
Blanche comme la neige qui tombe
Elles se prélassent dans les jardins
Se faisant apporter douceur et fraîcheur
Pendant les jours d'azurs
Signe de tendresse pour les uns
Elles tendent leurs armes pour les autres
Ceux qui veulent leurs faire du mal
Roses : Beautés du jour
Quand vient la nuit
Vous refermez vos portes
A tous ceux qui vous admirent

                                Y.

Pierre tranchante comme une lame
Seule contre les intempéries
Tu déchires le vent
Tu déchires le temps
Ce temps incertain
Ou chacun court ou il lui plaît
Mais ou il n'arrive jamais la ou il le veut
Comme un torrent sans vie
Tu regardes passer le temps
Tout en espérant
Qu'il en finissent un jour
 
                              Y.
Canal :

Je marche le long de ce canal
Vide de son liquide
Je marche le nez au vent
Noyé dans mes souvenirs
Souvenirs délices
Je m'assieds a la terrasse d'un café
J'y rencontre quelques amis
Je souris poliment a leurs grimaces
Mais c'est toi que j'entends
C'est toi que je vois
Je reprends mon chemin
Les cheveux balayés par le vent
Aussi doux qu'une caresse
Caresse de tes mains
Canal; pourquoi es tu si triste
Mes larmes ne te suffisent donc pas
Mon amour est reparti, et comme lui
J'attends
 
                                         Y.
 
Fils du monde, qui marche dans le soleil
Tu vas, dans ta liberté immense,
Prodiguer la parole du vieux sage;
Jusqu'au fond de ce désert sans fin
Ou la vie est parti en faisant son sac
Il n'y reste que les vieux habitues
Qui te salut, au passage.
Qui es tu? Pour aller comme ca.
De montagnes en montagnes
De vallées en vallées
De plaines en plaines
Personne:
Un simple élément qui cherche sa place.
 
                                            Y.
 
Ode a la solitude :
 
Solitude, mon amie
Pourquoi me suis tu
Tu sais, je n'ai plus envie de te voir
Tu m'as trop console dans tes bras
Mais j'ai envi de vivre
De voir le monde
Tu ne pourra pas me retenir
Toi qui reste quand même mon amie
Hier, j'ai laisse mes valises
Au bord du trottoir.
Alors fait comme moi,
Et tu verras...
Quelqu'un viendra te chercher
 
                                  Y.
 
Cheval blanc sur fond d'azur
Tu aspire a la liberté
De l'aigle majestueux
Qui plane au dessus de cette vallée
Vallée de l’éternel
Ou la sagesse du hiboux
N'a d’égal,
Que la patience du cheval.
                    Y.


 Imaginez; un pré empli de brume,
Au petit matin frisquet
Prenez un torrent assez large
Et laissez le couler
Pendant très longtemps
Ensuite rajoutez quelques galets usés
Par le temps et par l'eau
Vous obtiendrez peut-être ainsi,
Votre bonheur.
                                 Y.
Portes :
Qu'est ce que des portes?
Ce sont des battants que l'on pousse.
Mais cela est autre chose,
Une porte n'est que le moyen
De passer d'un état à un autre
                             Y.

 

Du fond de l'horizon
Ta voile fait une tache blanche
Sur la mer d'azur
Ton spi en fer de lance,
Fend l'air marin,
A la rencontre d'on ne sait
Quel rêve étrange
 
Et tu fend l'eau
De tes deux coques.
A la vitesse du vent,
Tes voiles fendent l'air
Comme celles du cormoran
Qui n'a rien a t'envier,
Dans ta divine splendeur
 
Y.

  

Petite fille :
 
Dans ce monde
Ou tes yeux noisettes
Observent la nature
La nature dans sa splendeur
 
De celle de l'arc en ciel
Qui est parti la bas
Pour un autre horizon
Mais il reviendra
 
Tes yeux reflètent toujours
La lumière d'un beau crépuscule
Eclatant de mille feux
Dans lequel je m’étends et je vis
 
Y.
 
Noir le canal
Triste le canal
Les soirs d'orages
Ciel plombe d'argent
Et cette vielle péniche
Qui continue inlassablement
Son chemin de fortune
Entre tes mêmes berges
Combien de fois les aura t'elle vue
Combien plus sauvage
Mais ou est parti le temps révolu
Nul ne le sait,
Pauvre péniche, maintenant
Tu déambules entre ces forets de béton
Qui ont pris la place
De tes belles forets de bois
 
Y.

  
Seul assis sur la falaise
Près de ce phare qui lui est si familier
Où il c’est passé tant de chose
Et où tout est encore à faire
Il regarde loin vers l'horizon
A la limite du ciel azur
Et de cette immensité d’eau
Chaque vague ramène ses souvenirs
Souvenirs délice
 
Dans cet endroit où tu n’es jamais venu
Mais que tu connais comme nulle autre
Tu y as découvert tant de choses
Il t’a guidé parmi cette lande
Qui maintenant t’est si familière
Tu aimerais tant y venir un jour
Fouler de tes pieds ces sentiers étroits
 
Il rêve que vos vœux ce réalise
Que vos rêves deviennent réalité
Il sait que tu aspires à la même chose
Un jour peut être qui sait
Tu viendras voir ce phare
Pour ton plus grand bonheur
Et le sien en ces heures
 
Il se lève et repart dans ses rêves
Il reprend le cours de sa vie
Un moment interrompu par vos souvenirs
Un passage de sa vie ancré en son cœur
Qui ne peux s’effacer, même avec le temps
Le temps du bonheur qui reste en vous
Il s’en va comme un songe, heureux

 

Y.

Elle et si :
 
Beauté du jour
Qu'il est bon
De te retrouver
Dans mes rêves
Même pour dix minutes
Et, si jetais
Si j’étais moins sauvage
Moins dans mes délires
Imagination de la beauté
Elle, elle si honnête
Si timide aussi
On dirait un jeune oiseau
Tombe du nid
Perdu dans ce monde
Elle a peur.
Et j'aimerais tant
Pouvoir la protéger
 
Y.
Tu marches, tu tombes
Tu te releves, et tu attends
Peut être
 
Y.

 

Qui t'as appris a effleurer ma bouche
Toi qui dors en suçant ton pouce
Petite fille d'aujourd'hui
Petite fille des chemins
Que peut tu devenir
Dans une terre où il n'y a plus de chemins
Où vas tu aller?
Tu ne le sais pas
Viens; et fait un bout de route avec moi
Peut être va-t-on au même endroit
Dans un pays où il y a des chemins,
Des forets et des lacs d'azur...
Veux tu?
 
Y.

 

J'aimerais être un oiseau,
Pour pouvoir voler,
Libre dans l'air.
J'aimerais être un renard,
Pour avoir sa ruse,
Et me défendre.
J'aimerais être un cheval,
Pour avoir sa patience,
Et attendre.
J'aimerais être un homme,
Pour tenir une femme dans mes bras,
Et l'aimer de toutes mes force.
 
Y.

 

Sur le bord du chemin,
Un enfant est assis,
Il pleure; je m'approche,
Je m'assieds à coté de lui,
Lui prends la main,
Et je pleure avec lui.
 
Y.
Dans la lueur incandescente
Du soleil levant
Tu marches, en ombre chinoise
A chaque fois que j'imagine
Que je peint cette aquarelle
Ce tableau vivant
De milles couleurs
Que je vois a travers
De part delà les fenêtres
De ces quatre murs
La où je vis
La où je suis...
 
Y.

 

Les yeux, sont fait pour admirer
La beauté des choses qui m'entourent
Le nez, pour m’enivrer
De la douce odeur de ton corps
Les lèvres, pour le caresser
De milles baisés
Ma tête, pour reposer
Au creux de tes bras...
 
Y.

 

Dans le fossé qui nous sépare
Il existe un monde diffèrent.
Diffèrent du tien,
Diffèrent du mien.
Dans l'azur profond,
De ce lac que je contemple
Je m'y perds;
Je me noie dans mes songes,
Dans l'eau de ce lac,
Dans l'eau de tes yeux...
 
Y.

 

Bonjour monsieur
Attendez-vous ce train
Ce train qui peut être
N'arrivera jamais.
Cela fait si longtemps,
Que je vous vois l'attendre
Assis la, au coin du bar.
Pensez-vous qu'il viendra.
Vous n'en savez rien.
Mais comme moi vous attendez,
Patiemment.
Je suis très heureux,
D'avoir fait votre connaissance,
Monsieur le temps
 
Y.